Peinture intérieure : préparation, finitions et règles de l’art
Une peinture qui dure tient à la préparation du mur plus qu’au pot choisi. Comment nous préparons les supports, quelle finition pour quelle pièce, et ce que prévoit le DTU 59.1.
Mise à jour le 29 septembre 2026

Pourquoi la préparation compte plus que la peinture
Une peinture neuve révèle chaque défaut : fissure mal rebouchée, trace de graisse, acrylique posée sur une vieille glycéro qui cloque. Avant la première couche, on lessive, on gratte ce qui s’écaille, on rebouche, on ponce et on applique une sous-couche adaptée au support. Sur un plâtre neuf ou une plaque de plâtre, cette impression est indispensable pour que la finition tienne et prenne une teinte uniforme.
Un test simple dit si l’ancienne peinture est une glycéro : on frotte un coton imbibé d’alcool à brûler. Si la peinture ramollit ou colore le coton, c’est une acrylique, et l’on peut repeindre après lessivage. Si rien ne bouge, c’est probablement une glycéro : il faut poncer pour casser le brillant et passer une sous-couche d’accrochage.
Les étapes d’une peinture de pièce
- ProtectionSols bâchés, meubles au centre sous film, prises et interrupteurs démontés courant coupé, adhésif sur les huisseries.
- LessivageLessive diluée, rinçage à l’eau claire, séchage complet.
- Grattage et rebouchageParties écaillées grattées, trous et fissures ouverts puis rebouchés à l’enduit.
- Enduit et ponçageEnduit de lissage si la finition le demande, ponçage, dépoussiérage soigné.
- Sous-coucheImpression adaptée au support : plâtre, plaque de plâtre, bois, ancienne glycéro.
- FinitionDeux couches croisées, plafond d’abord, puis murs, puis boiseries.
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Mat, velours, satin : quelle finition pour quelle pièce
Le mat absorbe la lumière et masque les petits défauts : c’est la finition habituelle des plafonds. Le velours, légèrement lumineux, se nettoie mieux et convient aux pièces de vie et aux chambres. Le satin, plus brillant, résiste aux lavages et à l’humidité : cuisine, salle de bain, portes et boiseries. Plus une peinture brille, plus elle souligne les irrégularités du mur.
| Finition | Aspect | Entretien | Usage habituel |
|---|---|---|---|
| Mat | Ne reflète pas la lumière | Se lave peu, les retouches se voient | Plafonds, murs de pièces peu exposées aux chocs |
| Velours | Reflet discret | Lessivable selon les produits | Séjour, chambres, couloirs |
| Satin | Reflet marqué | Lavable, supporte l’humidité | Cuisine, salle de bain, portes, plinthes |
| Brillant | Effet laqué | Très lavable | Boiseries, portes, éléments décoratifs |
Dans un couloir étroit où l’on se frotte aux murs, un velours lessivable vaut mieux qu’un mat. Sur un mur éclairé en lumière rasante par une grande fenêtre, un satin montrera la moindre bosse de l’enduit : on choisit alors un velours ou l’on prévoit une finition plus soignée du support.
Finition A, B ou C : ce que dit le DTU 59.1
Le NF DTU 59.1 distingue trois niveaux de finition. La finition A, soignée, vise une surface plane et lisse, obtenue par un enduit généralisé et plusieurs passes de préparation. La finition B, courante, corrige les défauts accidentels sans reprendre la planéité du mur. La finition C, élémentaire, se limite au minimum. Préciser le niveau attendu sur le devis évite les malentendus à la réception.
Dans un logement habité, on retient souvent la finition B : les trous et les fissures sont traités, mais un mur un peu ondulé le reste. La finition A se justifie pour un séjour très lumineux, un mur en lumière rasante ou une peinture satinée. Elle coûte davantage parce que l’enduit, le ponçage et le temps de séchage représentent l’essentiel du travail. Sur des cloisons en plaques de plâtre neuves, la qualité des bandes à joints conditionne directement le résultat.
Questions sur la peinture intérieure
Faut-il une sous-couche avant de peindre ?
Oui, sur tout support neuf ou jamais peint : plâtre, plaque de plâtre, enduit, bois brut. La sous-couche, ou impression, bouche les pores et donne une absorption régulière, sans quoi la finition marque et la teinte varie d’un endroit à l’autre. Sur une ancienne peinture saine et de même nature, elle n’est pas toujours nécessaire.
Combien de couches de peinture faut-il ?
En général deux couches de finition après la sous-couche. Une teinte très foncée, un rouge ou un changement radical de couleur en demandent parfois une troisième. Une seule couche épaisse ne remplace jamais deux couches normales : elle coule, sèche mal et laisse des traces de rouleau.
Peut-on peindre sur du papier peint ?
On peut, si le papier est parfaitement collé, sans bulles ni lés décollés, et s’il n’est pas vinyle. Mais le résultat reste fragile : l’humidité de la peinture peut faire gondoler le papier, et les raccords restent visibles. Dans la plupart des cas, nous préférons décoller le papier, reboucher et poncer le mur.
Peinture acrylique ou glycéro ?
L’acrylique, diluable à l’eau, est aujourd’hui la norme en intérieur : peu d’odeur, séchage rapide, outils nettoyés à l’eau. La glycéro, à base de solvants, reste utilisée sur certains supports exposés, mais son usage recule. Sur une ancienne glycéro, une acrylique n’accroche qu’après ponçage et sous-couche d’accrochage.
Quelle peinture pour un plafond de salle de bain ?
Une peinture pour pièces humides, en finition velours ou satinée, qui supporte la condensation et se nettoie. Le mat classique se tache et retient l’humidité. Si des moisissures sont déjà apparues, on les traite et on vérifie la ventilation avant de repeindre, sinon elles reviennent à travers la nouvelle couche.
Faut-il lessiver les murs avant de peindre ?
Oui, surtout dans une cuisine, un couloir ou une chambre d’enfant. La graisse, la fumée et les traces de doigts empêchent la peinture d’adhérer. On lessive, on rince à l’eau claire pour enlever le produit, et on laisse sécher complètement avant de reboucher ou de poncer.
Des murs et plafonds à repeindre ?
Indiquez les pièces, leur surface approximative et l’état actuel des murs : fissures, papier peint, taches. Des photos en lumière du jour nous aident à juger la préparation nécessaire.